Nouvelles ères dans le sport automobile

Plateforme de développement poussée à son paroxysme avec pour objectif de créer les innovations destinées en fin de chaîne, aux utilisateurs lambda de la route, le sport auto sert depuis de nombreuses décennies, de lieux d’essais hauts en couleurs sur les technologies de demain. L’airbag, la ceinture de sécurité, l’ESP, les aides électroniques, l’hybride ? Toutes ces données évidentes de nos voitures commerciales sont issues du monde du sport automobile, qu’il s’agisse de la Formule 1 et des autres monoplaces, du rallye ou pour les deux roues, de la course moto. 

Comme ce fut toujours le cas, ces propres mondes et ces championnats internationaux évoluent et cherchent, à l’instar de ce qu’ils ont toujours fait, à prendre part à de nouvelles ères et de développer, d’une certaine manière, les voitures de demain. 

Loin de cette optique généraliste, l’idée d’un changement peut également s’effectuer pour des raisons sportives, économiques ou parfois écologiques comme l’avait prouvé la FIA avec la création de la Formule-E il y a quelques années. Parmi les trois championnats majeurs régis par cette même fédération internationale, l’heure est clairement au changement dans les semaines et mois à venir. Que représentent ces nouvelles ères ?

Formule 1 : retour à l’effet de sol 

39 ans après son interdiction pour des raisons de sécurité, l’effet de sol effectue son grand retour dans le monde de la Formule 1. Un demi-tour ? Même si aucun des pilotes de la grille actuelle n’a connu une course en F1 avec de telles monoplaces, l’arrivée dans la réglementation d’un ancien principe fondamental de l’aérodynamisme ne devrait pas altérer la sécurité en piste. 

Avec un tout nouveau package aérodynamique, de nouveaux freins, de nouvelles jantes et une réglementation totalement différente et laissant bien moins de différences financières et sportives entre les écuries, certains se félicitent d’un futur promettant une lutte acharnée en piste quand les vrais puristes de la F1 rappellent que ces divergences ont toujours été l’essence même du sport auto. 

Toujours est-il qu’avec un tel objectif annoncé, la FIA a depuis plusieurs années cherché à réduire l’écart en piste. La saison 2022, première de Max Verstappen en tant que champion du monde en titre, devrait donc permettre aux fans de voir des courses plus serrées et des duels bien plus fréquents, l’effet d’air sale étant sur le papier, fortement diminué. 

WRC : place à l’hybride ! 

Elle restait la seule compétition de la FIA à ne pas intégrer de moteurs hybrides ou tout simplement de systèmes de récupération d’énergie. En 2022, le Championnat du monde des rallyes saute également le pas et rapproche encore plus ses voitures de celles vendues en masse dans les garages du monde entier. 

Les moteurs purement thermiques, c’est fini ! 

En spéciale, pas de panique pour les puristes, ces voitures commerciales transformées restent de véritables monstres. Avec le couplage des moteurs électriques et thermiques, les trois constructeurs présents cette saison en championnat du monde des rallyes (Toyota, Ford et Hyundai) se targuent de dépasser les 500 chevaux sous le capot. Alliée à l’instabilité de ces nouveaux types de véhicules en comparaison aux anciens, cette donnée laisse totalement place aux capacités des pilotes et copilotes, n’altérant en rien l’aspect compétitif de cette nouvelle édition. 

La première sortie de l’année du côté de Monte-Carlo fut une grande réussite. La fiabilité étant au rendez-vous, la principale inquiétude des responsables de la compétition s’est pour le moment, envolée. En piste, le suspense fut lui total avec une victoire finale de Ford pour cette première manche du championnat, pilotée par un certain Sébastien Loeb, de retour à ses premières amours pour quelques manches cette saison. 

Formule-E : dernière année sous la Gen 2 

Créée en grandes pompes par la FIA en 2014, le championnat de Formule-E (électrique) venait répondre au besoin logique de développement durable, sans cesse mis en avant par des organisations non gouvernementales, notamment lors de journées telles que le Jour de la Terre chaque année. 

Avec une réussite sportive contrastée, mais un modèle qui perdure, la Formule-E a entamé en 2022, sa dernière saison avec son châssis (le même pour tous) de seconde génération. Dès 2023, la troisième génération démarrera avec un châssis et une réglementation encore plus respectueuse de l’environnement, tout en allouant encore plus de puissances à ces monoplaces futuristes !

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